Citoyen des rues


Le foyer de l’espoir

En partenariat avec  «Citoyen des Rues Guinée» notre association vient d’ouvrir le 1er foyer d’accueil de jour pour les enfants des rues dans le quartier de la cimenterie à Conakry. 

22 enfants entre 8 et 17 ans  sont suivis et accompagnés par les bénévoles de l’association Citoyen des rues Guinée depuis le 15 juin 2011.

Pour  cela nous travaillerons avec la participation des enfants, des bénévoles, des habitants du quartier mais aussi des étudiants dans le secteur de la santé.

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Grâce à cette synergie, nous avons pu mettre en place pour les plus grands des programmes d’apprentissage en mécanique et menuiserie en collaboration avec les artisans du quartier.

Le centre n’est pas un lieu d’assistanat pour ces enfants mais au contraire un lieu social d’échanges et d’entraide mais aussi  de soutien dans leur projet de vie individuel.

Ce programme d’actions ne nous fait pas oublier que les jeunes sont pour la plupart avant tout des enfants et que les activités ludiques et non formelles doivent tenir une place importante dans la construction de leur personnalité.

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Les enfants cireurs
7 janvier 2012, 03:21
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Les responsables de Citoyen des Rues Guinée ont mis en place une activité artisanale dans les quartiers Kaloum et Koloma de Conakry.

Cette action permet à 15 jeunes,  entre 13 et 17 ans, d’être responsabilisés à la gestion d’une petite activité.

Régulièrement en contact avec les bénévoles de terrain, ils apprennent  à gérer leur activité et les fournitures utiles pour cirer les chaussures (chiffons/ cirage/brosses/fils à coudre). Ces échanges entre adultes et enfants permettent  d’établir progressivement les bases d’une confiance réciproque.

L’adulte n’est plus un intrus mais une personne à l’écoute avec qui  ils peuvent communiquer et se confier. Le peu d’argent gagné est néanmoins très important car ce gain leur permet d’acheter un peu de nourriture et ainsi de ne plus voler.   Ainsi se forment les premiers pas d’une reconnaissance sociale très importante pour que les enfants puissent commencer à se projeter dans l’avenir.

De petites évaluations de l’activité des enfants sont régulièrement mises en place. Le quartier où ils se sont installés est pressenti pour l’ouverture d’un centre d’écoute et d’accueil géré par Citoyen des Rues Guinée.

 

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Enfants des rues en Guinée
11 décembre 2010, 15:06
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La Guinée se trouve sur la côte atlantique de l’Afrique de l’Ouest.

La majorité desGuinéens travaillant à l’origine dans le secteur agricole se tournent de plus en plus vers le commerce.

Depuis 2005 le nombre de  fonctionnaires a augmenté, en particulier chez les jeunes.  Le pays accueille très peu de touristes étrangers, et ce malgré une grande diversité de paysages et de centres d’intérêts potentiels.

Population : 9 788 000 habitants (2007). 0-14 ans : 44,4% ; 15-64 ans : 52,4% ; + 65 ans : 3,2%
Le  français est la langue officielle. Il est parlé ou compris par environ 6 millions de personnes.  Les langues principales sont le  ‘poular’ en Moyenne-Guinée (Fota-Djalon), le  ‘malinké’ en Haute-Guinée, le  ‘soussou’ et le ‘baga’, le landouma en Guinée-Maritime, le ‘manon’ , le ‘kpelle’, le ‘Toma’, le ‘kissi’, le ‘guerzé’ et le kono en Guinée-Forestière.

Espérance de vie des hommes : 48,28 ans (en 2003)
Espérance de vie des femmes : 50,83 ans (en 2003 )

La situation des enfants de la rue est préoccupante à plus d’un titre.

Ils sont évalués à plus de trois mille (Estimations  2005) rien qu’à Conakry, la capitale.

Ces garçons et ces filles sont livrés à eux-mêmes dans la rue. Ils ont de cinq à dix-sept ans  Ils sont arrivés là attirés par la ville,  espérant une vie meilleure. En effet, leurs parents (pour ceux qui en ont)  ou les personnes qui les hébergent, ne peuvent plus subvenir à leurs besoins. D’autres sont contraints de fuir la famille parce qu’ils y  subissent des injustices et violences…

Ces enfants, à moins qu’ils aient fui délibérément, se sentent investis d’une responsabilité à l’égard de leur famille: ils vont chercher à gagner de l’argent non seulement pour survivre eux-mêmes, mais également pour pouvoir en envoyer à leurs proches. Ils n’ont guère le temps de jouer et ne sont pas scolarisés.

Leur capacité à apprendre est remarquable comme en témoigne leur maîtrise  dans la fabrication d’objets pour  gagner leur vie. Le taux d’alphabétisation a augmenté de 40 % mais malgré cela, les organismes locaux dénombrent toujours plus d’analphabètes que d’instruits.

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